dans un joyeux bordel d'idées écrites, mises enfin à plat sur du papier, figées dans le temps, on puisse enfin puiser des éléments pour ce faire ses propres opinions, être d'accord ou non avec son auteur, en apporter des modifications s'il y en a besoin.
Car à mon regard, réside là un problème majeur de société ( pas de pays, mais mondiale) : les jeunes n'apprennent plus à penser d'eux même, de s'inspirer d'élément pour penser, et pour finalement rêver. Moi je tire la plupart de mes « meilleurs » réflexions en écoutant de la musique, car sur un air instrumental, une onde passe. Je m'explique : pour penser, il me faut m'inspirer de quelque chose qui existe déjà. Je n'ai pas encore cette faculté grandiose qu'est l'invention. Mais d'éléments déjà transmis dans un livre, dans un morceau de musique, je le remodèle, façonne à mon mode de pensé.
Les grands de ce monde on un gros défaut : ils tentent d'imposer leurs idées, ce qui est impossible : deux être humains peuvent avoir une idée se rapprochant terriblement, mais il y aura toujours quelque chose pour les différencier, même infime. C'est de là que naît les conflit, du non-parler. Les Hommes ne savent plus s'écouter entre eux, c'est ce qui tuera la vie sur Terre, et c'est malheureusement ce qui est entrain de ce passer : les Américains qui lancent les nouvelles formes de croisades en proclament la guerre contre des « états terroristes », les islamistes radicaux qui tuent pour pouvoir se faire respecter des occidentaux, les Russes qui tuent les tchétchènes pour des histoires de contrôle de territoire, les Chinois et les Népalais, etc., etc.
La colère gronde dans ce monde de plus en plus replié sur lui-même, au lieu d'évoluer, l'humain revient au temps des croisades. Sur notre génération pèse le poids de la révolte mondiale, et si nous ne la faisons pas, j'ai le sentiment que le monde coure à sa perte.
Pierre Bordage, dans son livre L'ange de l'abîme, décris une vision du futur tout à fais intéressante si on n'agit pas tout de suite. Un monde de haine infini, sans limite, et le seul moyen d'enrayer cette machine du mal, c'est d'entrer dedans en fermant les yeux. Putain de monde. Le seul moyen de s'en sortir pour l'espèce humaine, c'est d'atteindre un nouveau niveau de conscience.